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Opinion thread: CRUs and "preferred majors" at French med schols / Le concept des CRU et bac connexes dans les uni francos?


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What do you guys think, in general, of how French schools in Qc weight your GPA based on the "subjective difficulty" and "relevance to medicine" of your major, a unique system in North America? Useful? No? Does it help create better doctors? I am personally in an "unrelated" and "weak" major and find it funny that I seem to have technically better odds at a number of Ivy League med schools than at a school like Laval medicine because of this system, seems like a flaw imo. 

We often talk about it, but what do you guys think about it as a system?

 

Que pensez-vous de la tendance, plutot unique en Am. du Nord, des ecoles francos a prioriser les "bacs connexes", et appliquer des cotes individuelles par bac? Utile? Non? Est-ce que ca aide a former de meilleurs medecins? Je suis personellement en un bac "non-connexe" et "a CRU faible" trouve ca drole que j'ai plus de chances sur papier a rentrer dans une med school Ivy League qu'a ULaval par exemple, du a ce systeme.

On parle souvent des CRU, mais que pensez vous du systeme en general?

Edited by AB2
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Je n'aime pas ce système parce qu'il me désavantage... et, à mon avis, à tort. Mon bac souvent est considéré comme ''facile'' (de ce que j'ai déduit en comparant ma CRU à celles de d'autres personnes avec la même cote), probablement parce que la cote R d'entrée est faible, voire inexistante selon l'année... de ce que j'ai compris. Donc évidemment que les admis n'ont pas une forte cote R moyenne. Par contre, ça ne prend aucunement en compte le taux d'attrition spectaculaire au fil de la première année. Au final, à mon avis, ils devraient regarder la force moyenne de ceux qui graduent plutôt que de ceux qui sont admis...

De plus, ça ne prend pas en compte la façon de calculer les cotes. Dans mon cas, la note dans la majorité de mes cours était calculée en fonction de la courbe standard. Ce qui signifie que la moyenne était settée autour de C+ / B-, et que pour avoir A -, A ou A+, il fallait être dans le top 10%. Nul besoin de dire qu'avoir A+ (correspondant généralement au top 3%) devient donc pas mal plus difficile que dans un programme où la moyenne est de A... Et comme le programme est considéré comme ''facile'', même si je suis bien au dessus de la moyenne, ça ne vaut pas grand chose.

Résultat de ça : j'ai dû faire une maîtrise avant d'être finalement acceptée au MD à McGill, alors que les universités francophones me refusent encore pré-entrevue.

Ce qui m'énerve aussi de ce système, c'est que seule ulaval rend public les indices de force de programme... qui ne sont pas les mêmes pour les autres universités, et qui n'incluent pas tous les programmes qui sont offerts ailleurs. Donc on ne peut même pas faire un choix éclairé en sortant du cégep, on est dans le noir. On ne peut même pas savoir sur quoi ils se basent exactement (sérieusement, à moins d'avoir fait le programme, comment évaluer la difficulté??).

Bref je comprend l'idée... mais je ne pense pas que ça devrait avoir AUTANT de poids, et je pense que les universités devraient être plus transparentes à ce sujet.

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17 hours ago, Mel96b said:

Bref je comprend l'idée... mais je ne pense pas que ça devrait avoir AUTANT de poids, et je pense que les universités devraient être plus transparentes à ce sujet.

Je peux jusqu'a un certain point comprends l'intention de "weight" les GPA differement. Mais comme on sait, le systeme es flawed du au manque d'echange d'informations entre universités. Le fait que ULaval assigne l'indice de force de ses programmes aux appliquants d'autres universités jugés comme etant dans un programme "equivalent" est un exemple. Les cotes d'entrees a certains programmes sont nettement plus basses que celles pour rentrer dans ces memes programmes ailleurs. Si les universites partagaient avec plus de transparence des statistiques sur les cohortes specifiques de chaque universite a chaque annee, ca irait beaucoup mieux 

Par contre, l'idée de bonifier certains programmes du a leur état de "connexe", plus ou moins en accord, meme avec le principe lui-meme. Med school is supposed to teach you everything about medicine. Pourquoi empecher des gens de disciplines variees a postuler? En autant que quelqu'un ait rempli ses prerequis et ait demontre une habilete a handle une charge academique serieuse, demontre un interet clair pr la profession, etc. pourquoi prioriser certains bacs versus d'autres?

Si quelqu'un trouve que ce systeme es superieur au systeme du reste de l'Amerique du Nord (i.e. pas de CRU, pas de contingents connexes/non-connexes, etc)  je serais curieux d'entendre pourquoi!

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On 4/14/2020 at 10:22 AM, AB2 said:

 Par contre, l'idée de bonifier certains programmes du a leur état de "connexe", plus ou moins en accord, meme avec le principe lui-meme. Med school is supposed to teach you everything about medicine. Pourquoi empecher des gens de disciplines variees a postuler? En autant que quelqu'un ait rempli ses prerequis et ait demontre une habilete a handle une charge academique serieuse, demontre un interet clair pr la profession, etc. pourquoi prioriser certains bacs versus d'autres?

Je suis tellement d'accord... Il me semble que plus c'est diversifié, mieux c'est? Ça apporte des points de vue différents et c'est super enrichissant, je trouve. Peut-être bien qu'un ingenieur ou une personne qui a fait genre philosophie, sociologie, whatever... va faire un meilleur médecin que quelqu'un qui a fait biomed? Ça se peut, pourquoi pas. C'est certainement pas pire que quelqu'un qui fait med en sortant du cégep en tout cas.

(Je dis ça sous toute réserve, en ayant fait moi même un programme "connexe" donc bashez moi pas svp hahaha!)

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J'ai anecdotalement remarqué que plusiers des medecins que j'admire le plus, et qui m'inspirent le plus, ont souvent eu des carrieres/backgrounds undergrad non-connexes: litterature, science politique, mathematiques, etc. Oui anecdotal, mais leur histoires montrent que ne pas avoir un path "traditionnel" de premed n'est pas un desavantage necessairement. (Et c'est surement un peu moi qui me rassure que je ferais un bon medecin eventuellement meme si je fit pas le stereotype en focusant sur ces histoires ahaha)

Et ofc rien de ca va contre faire des bacs connexes/suivre un path plus typique! Plenty of great doctors who studied biology, chemistry, etc. :)

 

Si vous pensez differement, pls share! Je suis curieux d'entendre une perspective pro-systeme quebecois par rapport au medical education

 

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  • 3 weeks later...
On 4/15/2020 at 9:52 AM, AB2 said:

Si vous pensez differement, pls share! Je suis curieux d'entendre une perspective pro-systeme quebecois par rapport au medical education

Désolé, j'ai juste du confirmation bias à apporter ici, haha. 

Je trouves le système de sélection francophone arrièré, sérieusement. C'est un système de paresseux. Y'a pas une autre école en Amérique du Nord qui se donne même pas la peine de lire une couple de lettres de recommendation ou une note autobiographique (à part pour certains très petits contingents). C'est vraiment "narrow" comme processus de sélection et on perds toute la diversité qui selon moi est nécéssaire en médecine. Et comme Mel le dit ci-haut, l'indice de force d'un programme n'est même pas représentatif de la difficulté de celui-ci souvent. 

En plus, ce système encourage les étudiants à aller dans des programmes qui ne les intéresse même pas. Ce qui est encore plus dommage advenant qu'ils ne réussissent pas à rentrer en médecine. 

Cette opinion, venant de quelqu'un qui a une bonne note dans un programme dit connexe et des bonnes chances d'entrer. Ce système m'avantage quand même, il en reste que je le trouve complètement inadéquat. 

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9 hours ago, AKtoQC said:

Je trouves le système de sélection francophone arrièré, sérieusement. C'est un système de paresseux. Y'a pas une autre école en Amérique du Nord qui se donne même pas la peine de lire une couple de lettres de recommendation ou une note autobiographique (à part pour certains très petits contingents). C'est vraiment "narrow" comme processus de sélection et on perds toute la diversité qui selon moi est nécéssaire en médecine. Et comme Mel le dit ci-haut, l'indice de force d'un programme n'est même pas représentatif de la difficulté de celui-ci souvent. 

En plus, ce système encourage les étudiants à aller dans des programmes qui ne les intéresse même pas. Ce qui est encore plus dommage advenant qu'ils ne réussissent pas à rentrer en médecine. 

Ça résume très exactement ce que je pense aussi! C'est dommage que ça soit comme ça et j'ai bien hâte que les universités francophones se modernisent à ce niveau là. 

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Le problème, c'est pas tant la CRU en soit. Sur papier, ça fonctionne très bien. La preuve avec la Cote R collégiale. Et les facultés de médecine ont essayé de s'entendre sur une CRU commune. Mais McGill aurait dit non.

Là où le bât blesse, comme tu le soulevais, @AB2 , c'est que chaque fac a son propre petit calcul et ne regarde que ses propres cours et ses propres programmes pour attribuer une cote aux personnes qui viennent d'ailleurs. Les facs de médecine se fichent de savoir si le programme de la personne candidate est contingenté ou pas si le leur l'est/ne l'est pas. Un bon exemple, c'est psychologie : le programme de psycho de uLaval n'est pas contingenté, mais celui de UdeM et Sherbrooke l'est. Sherbrooke et UdeM vont (probablement) accorder une belle cote aux gens de psycho, toutes uni confondues, mais pas uLaval, parce qu'aux yeux d'uLaval, psycho, c'est poupou. Quelqu'un comme moi, qui a fait psycho dans aucune de ces 3 uni, obtient une CRU différente selon les facs de médecine. Un autre exemple que j'ai vu passer à force de lire le forum : pharmacie. On s'entend que pharmacie, c'est en général un bon tremplin pour médecine. Mais à une époque, les gens qui provenaient de pharmacie et qui appliquaient en médecine à Sherbrooke se voyaient accorder une CRU de poupou parce que Sherbrooke comparait le doctorat de pharmacie à leur bac en biopharmaceutique (un truc du genre) qui n'était pas contingenté. La bonne blague!

Aussi, c'est même pas toutes les uni qui accordent les notes lettrées de la même façon. Une personne avec une note de A+ aurait tout aussi bien terminé son cours avec une note de 85% et + (certains programmes à uSherbrooke) que 92% et + (psychoed à l'UQO), que 75% (dans un système courbé où la meilleure note de la classe obtient A+, comme certains cours à uOttawa).

SI, comme c'est le cas au niveau collégial, toutes les universités québécoises s'entendaient pour s'échanger les moyennes, les écarts-types, les CRC moyennes des personnes admises dans leurs programmes respectfs, etc., oui, la CRU serait un bon outil pour mesurer la force académique d'une personne candidate. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement. And it sucks.

Et puis il y a la nature même des programmes contingentés et des bacs connexes. Et le programme le plus perdant dans toute cette histoire, c'est assurément sciences infirmières, qui a la seule tare... de ne pas être contingenté dans la plupart des universités. Pourtant, on s'entend-tu que y'a pas plus connexe à la médecine que les soins infirmiers? Si ce n'est pas le cas, pourquoi les IPS ont-elles autant d'actes réservés partagés avec les médecins? Comme tu le dis si bien, @Mel96b , il faudrait tenir compte du taux d'attrition et de la moyenne des personnes qui graduent du programme. Au moins... AU MOINS pour les programmes qui ne sont pas contingentés! Pour donner un exemple, quand ma soeur a commencé ses études en soins infirmiers, il y avait, je crois, 50 personnes dans sa cohorte. À la fin de leur dernière session, il n'en restait plus qu'une vingtaine. On s'entend-tu que c'est probablement pas la personne avec genre 21 de CRC qui a gradué de soins infirmiers cette année-là (une personne qui aurait obtenu 21 de CRC de manière legit, on s'entend, pas une personne qui aurait eu pleins de bad luck et d'obstacles au cégep et qui a été capable de les surmonter pour bien performer à l'université)?

Pis ouais, comme tu le dis, @AKtoQC, t'es vraiment pas la seule personne que ça écoeure. Même les comités d'admission de ces so-called programmes tremplins en ont plein le cul. Quand j'étais en ergo à uLaval, à la rentrée, la directrice du programme avait demandé à toute la cohorte qui parmi nous avait l'intention de changer de programme et d'aller en pharmacie/dentiste/médecine/physio. La MOITIÉ de la cohorte a levé la main. Pour une profession qui s'attend à avoir 100 ergo 4 ans et demi plus tard, RIP, il n'en reste plus que 50 ish. Résultat : pénurie de main d'oeuvre. Sans compter que le rêve de devenir ergo de 50 personnes est détruit (bon j'exagère un peu hein) parce que 50 personnes (et je m'inclus là-dedans) leur ont "volé" leur place en voulant se la jouer stratégique et se servir d'ergo comme tremplin vers leur programme de rêve.

Et enfin, juste avec les infos fournies par la table des étalons de uLaval, les programmes jugés forts sont complètement "arbitraires" par rapport à la médecine. En quoi actuariat ou architecture sont meilleurs que genre biologie? Ou Génie des eaux par rapport à génie du bois? Ou musique interprétation classique par rapport à musique interprétation jazz? Ou histoire de l'art VS histoire? Littérature française VS littérature québécoise (ça, ça doit être notre complexe d'infériorité face à la littérature de nos cousin-es outre-atlantiques)? Et celui qui me fait marrer le plus... Espagnol VS allemand (pauvres germanophones...)? Heeeey let's mess with their system a bit. Let's all register to the Certificat en français, langue seconde and have straight A+. 34,951 guarenteed! Et que remarque-t-on aussi, dans cette fameuse table des étalons? La plupart des programmes aux CRU élevées... sont des programmes traditionnellement masculins. Et ceux à CRU faibles, même pour un GPA de 4,33/4,33? Des programmes traditionnellement féminins... à quelques exceptions près.

Au moins, Sherbrooke reconnaît la valeur d'un GPA de 4,3/4,3 en lui attribuant une CRU de 35 minimum...

TLDR : Bon système, mauvaise application qui entraîne pleins d'inégalités, dont certaines systémiques. Je suis d'accord avec vous.

 

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